Ă son arrivĂ©e au CAAD en janvier 2024, Fanny avait dĂ©jĂ le projet de crĂ©er un rucher au sein de lâinstitution. Apicultrice dans le privĂ©, elle propose lâidĂ©e Ă la direction, qui accepte de se lancer dans lâaventure. Ainsi, trois ruches sont fabriquĂ©es Ă lâatelier CAADĂ et sont installĂ©es en mai 2025.
Aujourdâhui, deux bĂ©nĂ©ficiaires participent directement aux activitĂ©s du rucher et un troisiĂšme soutient le groupe dans certaines tĂąches sans contact avec les abeilles. Les rencontres ont lieu environ une fois par mois, avec Ă chaque fois un temps dâapprentissage thĂ©orique avant de se rendre prĂšs des ruches. La pĂ©riode entre mars et septembre est particuliĂšrement active.
Autour des ruches, les participants dĂ©couvrent diffĂ©rentes tĂąches : nourrir les abeilles, vĂ©rifier la prĂ©sence de la reine ou encore observer lâĂ©volution de la colonie. GrĂące aux travaux rĂ©alisĂ©s dans les jardins du CAAD par des bĂ©nĂ©ficiaires supervisĂ©s par un maĂźtre socio-professionnel, les abeilles peuvent Ă©galement butiner les nombreuses fleurs prĂ©sentes sur le site ainsi que dans les vergers avoisinants.
Au-delĂ des gestes techniques, le projet permet aussi de dĂ©velopper des compĂ©tences prĂ©cieuses comme la patience, lâempathie, le respect du vivant, la capacitĂ© dâadaptation ou encore le sentiment dâappartenance Ă un groupe.
Le travail avec les abeilles demande évidemment certaines précautions : les participants portent des combinaisons de protection et des trousses de secours ont été préparées par le secteur des soins pour intervenir en cas de piqûre.
Comme toute activitĂ© liĂ©e Ă la nature, lâapiculture dĂ©pend de nombreux facteurs dont la mĂ©tĂ©o. De fortes pluies durant la floraison peuvent par exemple rĂ©duire la production de nectar et donc la quantitĂ© de miel. Mais au CAAD, lâobjectif principal reste une apiculture Ă©thique, oĂč le bien-ĂȘtre des abeilles passe avant la rĂ©colte.
SolidaritĂ©, cohĂ©sion et empathie : trois mots qui rĂ©sument parfaitement lâesprit du rucher du CAAD. đ